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Séminaire "Receptor-scaffold interactions, a thermodynamic approach using super-resolution microscopy: toward chemistry in cellula" - lundi 24 avril

Invité par le laboratoire AFMB, le Dr Antoine Triller (Institut de Biologie de l'Ecole Normale Supérieure (IBENS) - Paris) sera en visite sur Marseille Lundi 24 avril pour donner un séminaire en anglais intitulé : 

"Receptor-scaffold interactions, a thermodynamic approach using super-resolution microscopy: toward chemistry in cellula"

Le séminaire aura lieu sur le campus de Luminy amphi 12 Bat B, à 11  H

L'efficacité et la précision de la transmission neuronale dépendent de deux propriétés de la membrane synaptique apparemment contradictoires: la stabilité de son organisation et sa plasticité. De fait, la notion de stabilité structurale des synapses doit être réconciliée avec l'idée que les membranes cellulaires sont fluides. Les molécules membranaires sont obligées de suivre à la surface de la membrane un mouvement causé par l’agitation thermique brownienne, qui favorise une distribution homogène des molécules. Il en résulte que les neurones dépensent de l’énergie pour arrêter ou réduire ces mouvements, et pour maintenir les molécules dans des positions particulières via des mécanismes qui diminuent la fluidité membranaire. Nous étudions la régulation de la dynamique de récepteurs synaptiques par les différents éléments (structuraux et fonctionnels) dont elle est composée. Pour approcher ces paradoxes conceptuels nous avons développé de nouveaux outils technologiques et analytiques permettant de suivre le comportement des composants synaptiques au niveau moléculaire et de changer d’échelle d’analyse. Nous avons mis en évidence des déplacements rapides entre récepteurs synaptiques et extra-synaptiques, et démontré que la stabilisation temporaire des récepteurs aux synapses résulte de leur interaction avec des partenaires, comme les protéines d’échafaudage. De nouvelles méthodes d’imagerie à haute résolution (PALM, STORM) nous ont fourni une vue précise de l’organisation des structures post-synaptiques. Ainsi la combinaison de méthodes de « suivi de molécule unique » et de « super-résolution » permet d’accéder à la quantification des molécules et de l'énergie associée aux interactions récepteur-protéine d’échafaudage, et aux paramètres cinétiques de ces interactions. Ainsi, au-delà des méthodes de super-résolution il y a la chimie « in cellula » qui explique la régulation du nombre de récepteurs et donc, la solidité de la synapse. Au final, la régulation dynamique des interactions entre récepteurs, et entre protéines d’échafaudage, sont critiques pour le maintien du nombre des récepteurs à la synapse et ses changements liés à la plasticité membranaire. Ces processus sont probablement dérégulés dans des conditions pathologiques telles que les maladies neurodégénératives. 

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